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Photo © christian stavel

Bourg-en-Bresse - Aurillac : duel entre deux clubs formateurs

Dans un contexte où le rugby français impose aux clubs un nombre de plus en plus conséquent de Joueurs issus des filières de formation (Jiff), Bourg-en-Bresse et Aurillac semblent en avance sur leur temps. Même si Bressans et Cantaliens doivent lutter pour le maintien.

Quarante des quarante-­six joueurs présents sur la feuille de match ce vendredi soir sont des Jiff. Vingt-­et-­un sur vingt-trois du côté cantalien et dix­-neuf sur vingt­trois côté bressan. Le deuxième plus grand total sur un match de Pro D2 cette saison après le Béziers ­- Bourg­-en­-Bresse de la 13e journée (41 sur 46). Bourg­-en­Bresse, Béziers et Aurillac soit les trois plus grands utilisateurs de Jiff du championnat.

Ce vendredi soir, Burgiens et Aurillacois seront une nouvelle fois fidèles à leur philosophie en faisant la part belle aux joueurs bénéficiant de ce statut. Tous ne sont pas français d’origine, à l’image de Tsutskiridze (Géorgie), Tuwaï (Fidji) ou encore Nostadt (Allemagne) côté cantalien, mais chacun a été façonné entre les mains des formateurs tricolores aux quatre coins du pays.

La formation au cœur du projet

Une façon de concevoir le rugby autant voulue par ces deux clubs formateurs, que forcée face à une réalité financière puis qu’Aurillac et Bourg­-en-Bresse affichent des budgets à peine supérieurs à cinq millions d’euros.

Hormis Taukeiaho et Ojovan (qui deviendra Jiff dans quelques mois), c’est donc avec un groupe composé à plus de 90 % de Jiff que le Stade Aurillacois ira défier les Bressans dans un match très important dans la quête du maintien.

Face à face, deux clubs formateurs, donc, mais aussi deux clubs qui bataillent avec leurs moyens limités pour sauver leur place dans un championnat de Pro D2 de plus en plus relevé, où les talents (Jiff ou pas d’ailleurs) coûtent de plus en plus cher.

Chacun de leur côté, Aurillacois et Bressans tenteront encore une fois de montrer que la formation à la française a de l’avenir devant elle et que les (jeunes) joueurs formés dans l’Hexagone peuvent rivaliser avec des armadas pour partie composées de joueurs formés aux quatre coins du monde et construites à grands coups d’euros.

Mais, ce vendredi, bien plus que leur envie de prouver leur capacité à rivaliser avec leurs rivaux grâce à leur formation, Aurillac et Bourg-­en-­Bresse auront tout d’abord envie de prendre des points pour avancer vers leur maintien en Pro D2. Et ainsi s’offrir une année supplémentaire dans le rugby professionnel pour démontrer que leur système fonctionne.

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