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Photo © Jérémie FULLERINGER

Aurillac - Mont-de-Marsan : les 3 clés du match

Contre Mont-de-Marsan, le Stade Aurillacois va s’appuyer sur un groupe qui a peu évolué depuis la 9e journée. Tout le contraire de Landais qui ne cessent de faire tourner depuis trois matches. Ces repères, comme la défense ragaillardie du Stade et le banc de touche, seront des clés pour s’imposer ce soir.

1. Les repères collectifs

Sur le plan des automatismes, Aurillac part avec un avantage, sur le papier, vis-à-vis de son adversaire du jour. Contraint de faire plusieurs rotations pour aller à Valence (défaite 21-19), le staff cantalien est revenu pratiquement intégralement à la formule gagnante contre Provence (39-6).

Des quinze joueurs alignés ce soir au coup d’envoi, douze étaient déjà titulaires contre Aix, sachant que Yobo et Seyrolle, qui débutent ce soir, étaient sur le banc face aux Provençaux. Et même en ayant fait un peu tourner dans la Drôme, il sont encore neuf titulaires du match à Pompidou à débuter contre les Landais, ce vendredi.

Avec le retour de Neisen, Aurillac reconduit la charnière titulaire contre Provence. En face, Mont-de-Marsan va aligner sa trosième paire de demis en autant de matches. Photo Jeremie Fulleringer

En face, ce n’est pas la même dynamique. Le duo Auradou-Darricarrère procède à dix changements dans son XV de départ par rapport à l’équipe battue à Angoulême. Et les Landais alignés ce soir ne ressembleront que très peu à ceux qui avaient signé la dernière victoire de Mont-de-Marsan en championnat, lors de la 9e journée, contre Rouen (37-10).

Au total, seul trois titulaires présents contre les Normands seront de nouveau là face aux Cantaliens. Tous dans les lignes arrières, puisqu’il s’agit de Séguret, Jacquelin et Naituvi. Surtout, le SMR va aligner sa troisième charnière en trois matches avec la paire Loustalot-Gelin, après le duo Coly-Talès contre Rouen, et Loustalot-Talès à Angoulême

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2. La défense

L’indiscipline cantalienne a Valence a été un frein sérieux pour espérer s’imposer dans la Drôme. Avec sept pénalités encaissées, les joueurs de Thierry Peuchlestrade ont fait trop de faute pour espérer obtenir mieux qu’un bonus défensif.

Mais, à côté de ça, les Auvergnats restent tout de même sur deux rencontres sans encaisser le moindre essai. Un bon point pour le Stade qui reçoit des Landais guère flamboyants en attaque loin de leurs bases.

Aurillac n'a plus encaissé d'essai depuis deux matches. Photo Jeremie Fulleringer

Depuis le début de la saison, les Montois n’ont inscrit que 4 essais en déplacement, et même aucun sur la pelouse d’Angoulême. Attention toutefois au réveil des Jaune et Noir, puisqu’à domicile ils ont inscrits 15 essais, pour un total de 19 sur toute la saison… exactement comme Aurillac (mais avec un match en moins pour les Auvergnats).

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3. Le rôle du banc

Depuis deux matches, les remplaçants ont été déterminants dans le décompte final des points glanés par Aurillac. Face à Provence, c’est l’essai de Bouyssou, entré en cours de match, qui avait permis de récolter le bonus offensif.

Au-delà de cette réalisation, le banc avait été décisif pour maintenir l’emprise cantalienne et finir d’étouffer des Aixois éteints par la volonté et l’engagement des Stadistes.

Le Stade a installé sur le banc une première ligne de haut niveau, avec Amrouni, Kartvelishvili (de dos) et Rieu (arrière-plan). Globalement, le banc stadiste s'annonce solide. Photo Jeremie Fulleringer

A Valence, les entrants avaient aussi été importants pour recoller au bonus défensif, avec un essai d’Adendorff et les bonnes rentrées de De Wet, Reggiardo et Tsutskiridze, notamment.

Le banc à six avants pour deux arrières concocté par le staff aurillacois aura la même mission, ce soir. Et celui-ci a encore fière allure. Avec du sérieux et un nouveau match plein sur 80 minutes, le Stade a les moyens de rééditer la performance solide signée à Jean-Alric il y a deux semaines.

 

Jean-Paul Cohade

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