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Photo © Cécile Champagnat

Bourseaux pour une belle médaille à Rio

Yannick Bourseaux est au départ, ce samedi à Rio, du premier triathlon des Jeux Paralympiques. Avec une ambition réaffirmée par sa troisième place lors du « test event » de 2015.

Pour Yannick Bourseaux, le rendez-­vous paralympique de ce samedi sera le troisième de sa carrière. Mais le tout premier en tant que triathlète. Pour l’Aubiérois du TAM (Triathlon Académie Montluçon), Rio vient en effet après Turin et Vancouver qui l’avaient accueilli en biathlon avec, respectivement, une 7e et une 9e place. 

Mais l’épreuve canadienne avait marqué un tournant pour la carrière de haut niveau de l’athlète handi, qui cumulait triathlon en saison estivale et ski nordique en hiver. À l’automne 2013, juste après avoir pris la 2e place derrière l’Allemand Schulz, des Mondiaux de Londres de paratriathlon, disputés sur les parcours des JO de l’année précédente, Bourseaux prenait une décision d’importance : pas de Sotchi ski aux pieds ni carabine à l’épaule en 2014 mais tout pour Rio 2016, histoire de mettre toutes les chances de son côté pour ne pas rater l’entrée du triathlon par les sports paralympiques. 

Pari réussi puisque ce samedi, à 15 heures, l’Auvergnat s’alignera en ayant cumulé depuis sur les grands championnats internationaux, 2 médailles d’argent (Mondiaux 2013 et 2016) et 4 médailles de bronze (Europe 2015 et 2016, Mondiaux et test event des Jeux, en 2015) dans sa catégorie des PT4* : « Le fait de ne pas avoir disputé Sotchi m’a apporté un plus considérable au niveau général de mon programme. Aujourd’hui, je ne peux pas le regretter », confie Bourseaux. Qui a gagné sa place pour le Brésil, en finissant de valider tous les critères de sélection dès sa première épreuve, en mars, avec un succès en Coupe du Monde en Afrique du Sud. 

Nicolas Becker, coach perso et entraîneur de l’équipe de France complète : « Ce qui est bien, c’est que Yannick ne s’est pas laissé aller sur ses acquis. Il a su se relancer pour aller chercher de l’amélioration partout. » 

« Ne pas avoir de regret »


Longtemps gêné par une douleur au tendon d’Achille en 2015, Bourseaux a aussi bénéficié d’un cycle 2016 sans réel nuage : « Excepté une tendinite au tendon conjoint pendant deux-­trois semaines. Mais rien de comparable à ce que j’avais connu les années précédentes. Ça m’a été bien sûr particulièrement bénéfique en course à pied, où ce secteur était toujours conditionné au fait de ne pas risquer de me blesser en voulant aller plus vite », apprécie l’Aubiérois qui aura donc pu suivre le programme prévu jusqu’au bout. Notamment sur deux derniers tests en conditions réelles, en pays de Tronçais (triathlon) et en Limagne (contre-­la-­montre cycliste), pour autant de succès. 

Idéal pour aborder Rio avec sérénité. Déjà affichée lors du stage de l’équipe de France paralympique au CREPS de Vichy, en août au moment d’évaluer ses chances sur les 750 m de natation, 22 km de cyclisme et 5 km de course à pied : « Le favori n° 1 est pour moi l’Allemand Martin Schulz devant le Canadien Stefan Daniel. Derrière, on peut se retrouver à la bagarre pour le podium avec l’Espagnol R u i z Lope z , e t l’Américain Chris Hammer. Lui est à surveiller en raison de ses qua lités d e cou r e u r à pied. Mais, oui, je vise une médaille ! Et une course pleine pour ne pas avoir de regret. »

Concernant cette fameuse « course pleine », Becker appuie : « Dans ce cas, le podium, déjà, sera pour lui. La hiérarchie mondiale est plutôt constituée. Après, si les deux favoris, eux, n e font pas une course à 100%... » 


(*) : PT4 : catégorie debout, athlètes moyennement handicapés..
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