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Photo © Jean-Louis Gorce

Ambertrail : Chartoire, comme à la maison

Fabien Chartoire était comme chez lui, ce samedi, sur le 43 km de l’Ambertrail. L’international de Courir en Livradois Forez s’est imposé avec plus d’un quart d’heure d’avance sur Nicolas Gandon.

Il avait beau évoluer sur les terres familiales, arpenter ses sites d'entraînement, il a quand même été surpris. Fabien Chartoire était un peu comme à la maison, ce samedi, sur le 43 km de l'Ambertrail, où il a survolé son sujet en bouclant la distance et ses 1.350 m de dénivelé positif en 3 h 26'32'', mais cela ne l'a pas empêché de découvrir certains sites qu'il ne connaissait pas très bien.

L'équipe organisatrice de Courir en Livradois Forez a en effet concocté une belle épreuve, Entre cols et barrage, variée, plaisante, compliquée parfois, plus roulante vers la fin. « Un joli parcours, a souligné le vainqueur, avec des passages notamment entre Prabouré et le barrage des Pradeaux que je ne connaissais pas trop. Il était quand même temps que j'arrive. À la fin, c'était dur ».

Au tout début de sa préparation pour les prochains championnats du monde du 100 km en Croatie en septembre où il défendra les couleurs de l'équipe de France, Fabien Chartoire s'est toutefois fait un joli cadeau et un grand plaisir, chez lui, devant ses proches, sa famille, sur l'épreuve mise sur pied par son club, Courir en Livradois Forez.

Il faisait chaud, près de 30 degrés à certains endroits, et cela a sûrement pesé, mais Chartoire n'a pas gagné à l'économie. Au contraire, il n'a pas calculé et il s'est sûrement investi plus qu'il ne pensait devoir le faire.

Au col des Supeyres (16,5 km), le local de l'étape avait déjà fait le ménage en tête de la course. Fabien Chartoire comptait alors cinq minutes d'avance sur Nicolas Gandon (Espérance Ceyratoise) et près d'un quart d'heure sur Frédéric Choulet (Stade Clermontois). À moins d'une énorme défaillance de l'un de ses trois hommes, le podium était déjà connu.

Un départ tranquille, avant d'accélérer


« Je suis parti tranquillement, répond pourtant Chartoire, mais cela n'a pas suivi derrière moi. J'ai donc accentué mon avance au fur et à mesure ». C'est le moins qu'on puisse dire… L'Ambertois a déroulé sa foulée, haussé le curseur et verrouillé la victoire en imposant une cadence bien trop élevée pour Gandon et Choulet.

Au barrage des Pradeaux (26 e km), il comptait déjà un joli matelas de huit minutes d'avance sur son plus proche poursuivant. A 5 km de la ligne d'arrivée à Ambert, Nicolas Gandon pointait à douze minutes, mais « j'ai serré les dents » déclare Fabien Chartoire. Il ne pouvait toutefois plus rien lui arriver, tout comme à Audrey Welzbacher, 14e au général en 4 h 27'47'' et première féminine haut la main.

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